個人檔案Un français chez ses vie...相片部落格清單 工具 說明
9 September

A (il)legal alien in New-York

Petite virée de 6 jours cette semaine aux USA. Je pars avec Greyhound (compagnie de bus) et ça commence plutôt mal : à la frontière US je me fais engueuler par le douanier américain, parce que je n’ai pas mon billet de retour pour la France sur moi et que mon visa pour le canada expire bientôt. De très mauvaise grâce, il me laisse passer, non sans m’avoir prévenu que  au retour, je n’étais pas du tout sûr qu’on me laisse rentrer au Canada . J’étais assez confiant, à part le billet d’avion j’avais pris avec moi tous mes papiers justificatifs, et j’avais pas envie de renoncer pour le premier américain que je rencontrait  (mais bon il parlait français et tant mieux, parce que mon anglais est encore pire à deux heures du matin avec le stress). Arrivé à New York, donc, au petit matin. Tout de suite en sortant du métro, on tombe vraiment sur une autre planète, avec des buildings partout, et mon numérique qui n’avait jamais un angle assez grand… J’y suis resté 5 jours (hébergement en auberge de jeunesse, dans l’Upper West Side, juste en dessous de Harlem, et à deux pas de Central Park) et j’avais l’impression en partant d’avoir manqué plein de truc. C’est vraiment une ville magique, pleine d’ambiances différentes, avec 1000 choses à voir. J’ai fait mon touriste et je pourrai associer un souvenir avec tous ses noms prestigieux : 5th avenue, Central Park, Brooklin Bridge, Soho, la statue de la liberté, l’empire state buildings, et tant d’autres... Tous les jours j’ai marché des kilomètres et des kilomètres dans cette ville de 20 M d’habitant où on ne peut pas se perdre une fois qu’on a compris la numérotation des rues (le métro, c’est un peu plus déconcertant parfois, mais ça vient vite). Vraiment je conseillerais à n’importe qui de visiter NY, il y a de tout dans cette ville, des magasins branchés à la vie nocturne en passant par les multiples quartiers souvent ethniques dont je suis loin d’avoir visité la moitié.

Bon après l’Amérique c’est vraiment super, mais le seul inconvénient c’est qu’il y est difficile d’éviter d’y rencontrer des américains… A l’auberge les gens étaient sympas, toujours près à prendre un verre ou discuter avec le premier venu. Par contre à l’extérieur faut reconnaître que l’américain moyen (en même temps ce terme ne veut pas dire grand-chose à NY au moins)  est plutôt antipathique, avec des gens rarement aimables 5mention spéciale pour le personnel de Greyhound, à part les chauffeurs) qui souvent s’énervent quand la personne en face d’eux ne parle ou ne comprend pas bien l’anglais « holywood chewing-gum » (et oui ici, tous les employés ou presque mâchent leur chewing-gum  au travail). Et la psychose des attentats en ces jours de début septembre n’arrangeait rien, a chaque fois qu’on rentre dans n’importe quel lieu public on a droit à la fouille et que j’ai pris le bus pour Phila, les mesures de sécurité, c’était comme à Roissy !  

  Un québécois m’avait dit « t’as une semaine, vas qu’a New-York, fuck le reste ! ». J’ai suivis son conseil, et en plus de Big Apple, je n’ai  visité que Philadelphie. Mon programme de départ était un peu ambitieux (Boston, NY, Phila et Washington), d’autant plus que le bus c’est pas si bien que ça, vu qu’il y a des bouchons, qu’on fouille les bagages…(dans ce coin des states, c’est peut-être plus intéressant le train ?). J’ai donc assez allégé mon programme avec une seule nuitée à Philadelphie. Phila c’est un peu le contraire de New York, plus agréable, sans le stress des gens pressés qui courent   partout entre les grattes ciels (un peu oppressant à la longue quand même), une ville à taille humaine, avec un quartier historique (à l’échelle américaine) qui faisait un peu province après NY, où il doit être bon d’habiter, mais dont j’ai eu le sentiment de faire le tour en 24 h bien remplies. Beaucoup de parcs, quelques monuments, des dizaines de statue partout (ils ont même celle de Jeanne d’Arc !), des rues qui se vident le soir, au contraire de New-york. Au Reading Market, j’ai vu des Amish (protestants un peu fondamentalistes qui vivent un peu comme au XVIIIème siècle et qui s’habillent à l’ancienne). Sympa d’en voir en pleine ville moderne mais leur bluebery hot cake était vraiment un étouffe-chrétien…

De retour au Canada, je gambergeais un peu dans le bus, je dois l’avouer. Mais bon ça n’a pas posé de problème. La douanière était toute gentille, un peu mamie sur les bords (elle se trompait en comptant les mois) et m’a absolument pas emmerdé quand je lui ait dit que j’avais laissé mon billet d’avion à Montréal (de toute façon j’avais droit de rester jusqu’au 20 septembre). Bon la prochaine fois que j’irais dans une partie non-civilisée du monde je penserai à prendre vraiment tous mes papiers….

25 August

Dernier jour

Et oui, c'est aujourd'hui mon dernier jour de stage... 5 mois pendant lesquels j'aurais appris beaucoup, mais bon je ne suis pas trop mécontent de tourner la page. Selon ma fiche contrat objectif stage, j'aurai du faire une 23 ème semaine, mais je m'en passerai... Mon rapport pour l'ENTPE est presque fini, et j'attend mon appréciation de stage par Chapleau. J'ai appris à l'aprécier (et à le comprendre), mais je passerai pas trois ans avec lui. Luc, le thésard français souffre-douleur, non plus, il vient de claquer la porte cette semaine après un peu plus d'un an. Ce soir, donc deux célébrations (Sebastien et Talaki défendent (le terme est très juste, vu les soutenances de master auxquelles j'ai déjà assisté ) leur  mémoire de master cet après-midi) et deux pots de départs (moi et Luc). On va au Benelux et ensuite probablement en boîte.

Sinon j'ai dit adieu à Akram hier, il repart en Tunisie ce soir. Moi je devrais partir aux USA mardi pour une semaine. Et ce week-end, il y a Julien qui vient de Sherbrooke visiter la ville .

Bon je sais c'est même pas le service minimum sur ce blog un peu agonisant, mais en bon fonctionnaire, je suis opposé au principe! J'essairai de retrouver un style un peu littéraire d'ici mon retour en France (10 septembre) et le chant du signe de ce journal...

Bonnes vacances (ou bonne rentrée) à tous!

10 August

Vous êtes très... français.

Comprendre vous êtes très con. Ça c’était  une réplique de OSS 117, film (vraiment très bon !) qui a fait un carton au Québec ces dernières semaines. Il faut croire que le genre humour (très) lourd, fatuité, et mélange de gars complètement à la ramasse et de super-héros au passage duquel toutes les filles se retournent est à la mode dans le cinéma francophone.  Mardi j’ai retrouvé un peu le même personnage dans « bon cop bad cop », film qui réunit deux policiers-que-tout-opposent, le québécois déjanté à la Dujardin et son homologue ontarien au col roulé (« il a  l’air d’un comptable homosexuel, mais non, il n’est pas comptable »), réunis pour résoudre une sombre histoire de meurtre: un fan de hockey serial killer  qui tue impitoyablement tout les traîtres à ce sport (par exemple celui qui a vendu –véridique !- l’équipe de hockey de Québec pour qu’elle déménage au Colorado). Raconté comme ça, l’histoire n’a pas l’air d’être géniale. Et elle ne l’est pas d’ailleurs. Mais ça n’empêche pas le film d’être vraiment bon. C’est une comédie policière un peu (beaucoup) parodique, pas mal sanglante et très très drôle (et pourtant j’étais loin de capter pas toutes les jokes). Mais si je vous en parle c’est surtout que au niveau de la langue le film est vraiment extraordinaire. Entièrement bilingues, les dialogues alternent sans arrêt du français (enfin du québécois) à l’anglais, et ça donne vraiment au film une dimension comique de plus (bon on était dans la salle où c’est le français qui était sous-titré donc j’ai du m’accrocher). En plus l’action se déroule  alternativement à Toronto et à Montréal, et ça correspond vraiment avec ce que j’ai vu du Canada. Ce pays existe bel et bien, je l’ai vu !

2 August

Sous les buildings, la plage

De retour d’un week-end de trois jour en Ontario, je retrouve mon blog que j’avais quelque peu délaissé ces derniers temps.  Vendredi soir, donc arrivé à Ottawa pour rejoindre les autres touristes français en vadrouille. Petite sortie dans la ville, (le parlement, le château…) et hébergement chez Cacaille, dans une coloc un peu « camping ». Samedi départ pour Toronto.  Toronto, ses grands buildings, sa CN Tower (35 piastres pour monter tout en haut, quand même), ses îles en faces du port, très bucoliques. Les québécois sont un peu dédaigneux (« Toronto, c’est plate, New-York c’est mieux ») mais dans le genre grosse ville imposante avec des gros bâtiments partout j’ai trouvé ça pas mal.  Notre auberge était bien placée dans le centre ville, qui est assez animé le soir (en même temps c’était le samedi).

Le lendemain, on a repris notre petite (façon locale de parler) Chevrolet louée jusqu’aux chutes de Niagara, à la frontière avec les USA. Dans un bel exemple de coopération internationale, les deux pays ont cherché de concert à dénaturer ce site magnifique. Quand on arrive, on se croirait à dans un mélange de Dysneyland et de las Vegas tellement y a des enseignes lumineuses et des attrapes touristes de partout. On a joué le jeu, on a pris le bateau pour se rapprocher des chutes et se faire mouiller, on a joué aux japonais à la gâchette photographique facile, on a fait le tour des magasins touristiques  hors de prix…  Cela dit ça reste magnifique, en particulier la nuit avec les feux d’artifices tirés au dessus des chutes illuminées.

Lundi, au retour, on est passé aux Parcs des Milles Îles, près de Kingston. Sur le fleuve Saint-Laurent (énorme, la Seine c’est un caniveau à côté) plus de 1800 îles de taille très diverses sont rassemblées sur 50 km. Quelques chanceux ont pu construire leur maison sur ces petits coins de paradis (sans eau, ni électricité, quand même), dont on a fait (en  petite partie) le tour en bateau.

Bref un très bon week-end, où enfin je suis allé à la plage. Bon c’est sur les lacs Erié et Ontario et le Saint-Laurent, qui accumulent toute la pollution du Michigan et de l’Ontario (c’était pas si pire, mais je verrais bien s’il me pousse des pustules verdâtres dans le dos). Mais quand même, dans cet été mitigé qu’on vit ici (il pleut toutes les semaines !), ça a fait du bien de se baigner les trois jours. Et de bronzer sur un matériau qui ressemble à du sable !
17 July

La langue du plus fort

Un peu par hasard (j’ai eu la place gratuite, heureusement vu le prix), je suis allé voir la comédie musicale « My Fair Lady », dans le cadre du festival Juste Pour Rire (encore un, ça n’arrête pas). Un aristocrate un peu excentrique se pique d’éduquer  une vendeuse de fleur ambulante d’un quartier déshérité « pour en faire une duchesse en trois mois ». Il entreprend alors de lui faire changer son argot des faubourg en un langage précieux à faire pâlir d’envie une responsable du club théâtre. Evidemment les choses ne seront pas si simples…

Au départ la pièce est anglaise, et ils ont traduit l’accent cockney par la parlé de la « région » (la campagne) québécoise (les îles de la madeleine, un québécois m’a dit)  et l’accent upper-class british par l’accent du XVI ème parisien.

La pièce est souvent drôle (même si j’ai eu un peu de mal avec l’accent québécois très très appuyé), sans temps mort, et très bien réalisé (même si la musique, je suis pas très fan). Le propos est finalement assez fin derrière une apparence légère.  Et ça illustre bien quelque part les problèmes de langue au Québec.

 Il y a encore quelques décennies encore le français au Québec c’était la langue des bouseux de la campagne. Montréal (qui a parfois un peu le même dédain pour la région que Paris pour la province) était dominé par l’anglais et le québécois francophone qui s’exprimait  dans sa langue risquait de se faire rabrouer. « Speak white ! » !

Une grosse réaction a eu lieu a partir des années soixante  et à coup de lois favorisant le français (dans les rues, les services publics, les affichages des magasins…, le français est la seule langue obligatoire, et toujours prioritaire ; les enfants d’immigrants doivent obligatoirement aller à l’école francophone…) couplées à une inversion de la proportion des deux langues, due à la forte natalité (mon maître de stage faisait parti d’une famille de huit enfants, et ça n’avait rien d’exceptionnel) et l’exode rural, les francophones ont reconquis la  capitale économique et culturelle du Québec. Au moins culturellement, le français triomphe. Au travail, c’est un peu moins évident. Selon la fameuse loi 101, normalement dans toutes les entreprises, le français doit être la langue utilisée, mais il suffit d’écouter les conversations dans un magasin de fringues ou un fast-food pour constater que ce n’est pas toujours le cas. Au fond c’est un peu logique, il y a quand même encore un bon tiers d’anglophone à Montréal ! En tout cas on doit pouvoir vivre à Montréal sans parler un mot d’anglais.  Mais dans mon quartier c’est plutôt le cas inverse qui se produit ( la première fois que je suis allé chez le coiffeur, j’ai été un peu surpris du résultat malgré mes 815 points au TOEIC). Et on le comprend en lisant les articles de VOIR (le journal de la culture montréalaise, très bon et  gratuit ! ) et en discutant avec les québécois, ici (îlot de 6 millions de francophones entourés par 350 millions d’anglophones) , on craint ici une contre-attaque de l’empire…

 

Ça a rien à voir mais les photos ont été prises au parc régional des îles de Boucherville, on est à deux pas de la ville et on se croirait à la campagne.

10 July

Bravo l'Italie !

Cet après-midi, on est allé à Jean-Drapeau pour suivre le match de l'équipe de France. Dans une ambiance bon enfant et très majoritairement française, on a suivi cette belle finale (et fait un beau concours de coup de soleil, où je me suis bien placé) où les deux équipes ont eu tour à tour l'ascendant. On peut regretter les occasions manquées en prolongation mais finalement les deux équipes étaient bien de même niveau. Par contre, la sortie par la toute petite porte de Zidane me reste sur le coeur. Comme en 1998, son jeu de tête aura marqué la finale, mais cette fois dans le mauvais sens...

Le soir, on vous a bien mis le feu quand même, avec la clôture du festival de jazz. Pour l'occasion la place des arts et la rue Sainte-Catherine étaient noirs de monde. C'est qu'il y avait un  concert de Goran Bregovic (né à Sarajevo, connu notamment pour les musiques des films de Kusturica). "Musique pour mariages et enterrements" c'était annoncé, et le ton oscillait du rire aux larmes, avec un véritable orchestre, des choeurs, une fusion des styles... Volontairement solennel au début et tendant ensuite vers le festif, avec des morceaux comme "Kalachnikov". Très très fort.

 Da!

2 July

Mais ils sont où les brésiliens?

Hier, on est allé voir le quart de finale historique entre la France et la Seleçao. 3/4 d'heure avant y avais déjà une foule compacte devant le Barouf, le bar de l'équipe de France à Montréal. Du coup on est allé dans le quartier portugais (à peu près le boulevard Saint-Laurent au niveau de Sherbrooke) voir le match. Et il y avait une grosse ambiance, puisque les portugais venaient d'éliminer les anglais au tir au but. Je dirais bien mille personne qui bloquaient la rue avec des drapeaux de partout et un concert de klaxon (quand on est sorti après le match de la France y avait encore des portugais qui klaxonnaient de partout). Les malheureux québécois de souche, qui ne supportent aucune équipe (encore qu'ils sont de plus en plus nombreux chez les jeunes à s'intéresser au soccer), se demandaient ce qui arrivait à leur ville...

Sinon le match, c'était bon de faire les beaufs en enchaînant les pichets de Molson, d'être de mauvaise foi, de critiquer l'arbitre (impeccable hier, mais on trouve toujours)... après tout ça arrive juste tout les quatre ans!

Après les brésiliens venus en nombre, étaient un peu abattu alors que les français s'enflammaient comme jamais. Même pour la parade des brésiliens au festival de jazz, les participants faisaient un peu la gueule...

Allez les bleus!

1 July

Fête du Canada

Après la fête du Québec le week-end dernier, ce week-end c’est la fête du Canada. C’est aujourd’hui mais apparemment les québécois consacrent plutôt leur week-end allongé aux déménagements (ici la plupart des baux finissent et commencent le 1er juillet), et ne fêtent pas trop un pays qui ne fait pas l’unanimité ici. C’est pas trop grave, il y plein d’événements ici. Evidemment il y a la coupe du monde (toutes les nations sont représentées ici, ça klaxonne et ça agite des drapeaux après chaque match). Cette après-midi la France devrait battre le Brésil et puis battre l’Allemagne en finale et effacer les défaites de 1986, 1982, 1939, 1914, 1870…

On s’enflamme vite !

Il y a aussi le festival international de jazz, qui a débuté jeudi. Mêmes principes , mêmes lieux que les francofolies. Pas que du jazz, pas que des bons groupes, mais j’ai remarqué notamment Mother (groupe de Vancouver plutôt rock, mais avec deux petites pitounes blondes qui ont du coffre un peu comme des chanteuses soul) et surtout les Neville Brother (groupe de blues de la Nouvelle-Orléans) qui ont mis une grosse ambiance sur la grande scène General Motors. Car ici même les scènes sont sponsorisées. Ca semble bizarre au premier abord, mais c’est grâce aux sponsors très présents (et aussi aux fonds et à l’engagement du secteur public)  qu’on arrive à proposer autant de concerts gratuits en plein centre ville.

Sinon il y a le festival de feux d’artifices (c’est un concours entre nations), qui propose un spectacle par semaine. Dimanche dernier je suis allé voir l’Italie sur le pont Jacques-Cartier. Beaucoup de couleurs, même si ça ne rend pas forcément bien sur les photos.

A l’appart on va rester à deux au moins jusqu’à début août (mon coloc veut pas de filles).

Et au boulot j’ai fait une bien mauvaise présentation (sur la forme) mercredi dernier alors qu’il y avait une bonne partie du laboratoire devant moi (j’étais pas au courant et j’ai du improviser en partie). Enfin sur le fond Catherine (la jeune professeur en dessous de Chapleau) m’a glissé ensuite que les français de TPE ( il y a Benjamin aussi qui fait une étude sur le stationnement) étaient très fort cette année (« en trois mois ils font des choses que d’autres n’arrivent pas à faire en un an »). Spéciale dédicace pour Marie-Laure (et oui un blog c’est pour se la péter !)

25 June

Vive le Québec libre!

Ce samedi, c’était la fête nationale du Québec, fixée à la fête (catholique, bien sur) de la Saint Jean, faute de la fêter à l’anniversaire d’une indépendance qui ne semble pas pour bientôt. Il y a pourtant un peu une ambiance type independance day, avec des drapeaux québécois partout, dans les mains et sur les voitures. On aurait dit que le Québec avait gagné la coupe du monde ! Pour la fête du Québec, il y avait un grand concert au parc Maisonneuve avec notamment des grandes stars comme Garou ou Yves Lambert que j’avais déjà vu au francos. Je ne suis pas trop rentré dans le bain, le nationalisme québécois me laisse un peu indifférent, mais la ferveur populaire et l’affluence étaient impressionnantes. Rien à voir avec le 14 juillet !

L’après-midi, la ville était marquée par l’autre grand événement du week-end : le grand prix de F1 du Canada. Pour tous ceux qui n’avaient pas envie de claquer 100 $ pour écouter le doux chuintement des moteurs sur la piste de Jean-Drapeau, la rue Crescent (un des centres de la vie nocturne de Montréal dans la partie anglophone) était réquisitionnée pour l’univers de la voiture. Ambiance un peu (beaucoup) jacky mais pas déplaisante, avec des voitures tunnées et des pitounes de partout.

24 June

Les lois de l'attraction

Hier, pendant notre journée de congé supplémentaire pour cause de fête nationale, on est allé à la Ronde, le parc d'attraction de Montréal, sur l'île Jean-Drapeau. C'était bien sympa, bien sur, pour les gros manèges, y avait de une demi-heure à une heure d'attente pour une à deux minutes de frissons, mais on a eu le temps de faire quasiment tous les manèges important. On a pus faire deux fois le tout nouveaux Goliath (montagnes russes avec notamment une première descente vertigineuse de 50 m à 80° et à 110km/h), tenter le Monstre (énormes montagnes russes en bois), frissonner sur le Vampire (toujours des montagnes russes, mais avec des loopings, et on est accroché par le haut et on a donc les pieds dans le vide), avoir un (très) court moment d'émotion avec l'Orbite, qui nous a projeté à 45 m de hauteur en moins de deux secondes, pour ensuite redescendre en quasi chute libre, se faire tremper au Splash (mérite bien son nom)...

Bref une journée bien remplie, et je ne regrette pas d'avoir manqué le match des bleus (même s'ils ont enfin gagné)...

 
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